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Safe Exam Browser avec Evalmee : ce qu'il fait, ce qu'il ne fait pas

Ce que Safe Exam Browser verrouille, ce qu'il ne voit pas, les problèmes qu'il pose à un établissement, et comment l'utiliser avec Evalmee.

Safe Exam Browser est un navigateur verrouillé, gratuit et open source, développé à l'ETH de Zurich. Il empêche le participant de quitter l'épreuve sur son ordinateur, mais ne voit ni un téléphone, ni des notes, ni une autre personne. Il s'utilise avec Evalmee sur le plan Organisation, sur demande, avec un fichier de configuration fourni par Evalmee. Evalmee ne l'exige pas pour autant : par défaut, l'épreuve se passe dans un navigateur standard, avec une application de bureau facultative pour Mac et Windows.

Qu'est-ce que Safe Exam Browser ?

Safe Exam Browser, ou SEB, est une application gratuite et open source qui remplace le navigateur pendant une épreuve. Elle est développée et maintenue à l'ETH de Zurich, et se télécharge sur safeexambrowser.org pour Windows, macOS et iOS.

Une fois lancé, SEB met l'ordinateur en mode kiosque : plein écran sans barre d'adresse, aucun changement d'application, aucun raccourci clavier, aucune capture d'écran, et seulement les adresses que sa configuration autorise. C'est le cas type du navigateur d'examen sécuriséNavigateur d'examen sécuriséApplication dédiée qui remplace le navigateur ordinaire pendant l'épreuve et verrouille le poste de travail. Elle offre un contrôle plus fort qu'une simple restriction dans le navigateur, mais impose une installation, exclut certains appareils et déplace une part du support technique vers l'établissement. : un contrôle plus fort qu'une simple restriction dans le navigateur, au prix d'une installation sur chaque poste.

Tout se décide dans un fichier de configuration, préparé par l'établissement pour chaque épreuve. Il fixe l'adresse de départ, les sites accessibles, le mot de passe qui permet de quitter, et si le participant peut passer à une autre application ou recharger la page. Un même fichier peut être réutilisé d'une épreuve à l'autre, tant que l'adresse et les règles ne changent pas.

Que verrouille-t-il, et que ne voit-il pas ?

SEB verrouille l'ordinateur, pas la pièce. Il bloque les autres applications, les autres onglets, les raccourcis et la navigation libre. Il ne voit ni un téléphone sur les genoux, ni un second ordinateur, ni des notes sur papier, ni la personne qui dicte les réponses.

Cette limite n'est pas un défaut de conception : un verrouillage du navigateurVerrouillage du navigateurRestriction de l'environnement logiciel du candidat pendant l'épreuve : plein écran imposé, changement d'onglet bloqué ou signalé, copier-coller et impression désactivés. La mesure élève le coût de la triche opportuniste, sans rien pouvoir contre un second appareil posé à côté du poste. agit sur le poste de travail, et rien d'autre. Deux points sont souvent mal compris. Un second écran branché n'est bloqué que si la configuration l'interdit expressément. Et SEB n'enregistre rien : en cas de doute après l'épreuve, il n'y a ni vidéo, ni capture, ni journal à relire.

Evalmee travaille autrement : plutôt que d'empêcher, il détecte et restitue. Les deux approches ne couvrent pas la même chose, et aucune des deux ne voit ce qui se passe hors du poste. Le tableau ci-dessous sépare les trois périmètres.

Trois listes lues en colonnes ; les lignes ne se correspondent pas entre elles.
Ce que verrouille SEBCe que détecte EvalmeeCe que ni l'un ni l'autre ne voit
Les autres applications et les autres ongletsLa sortie de l'écran d'examen, avec alerte au participant et capture d'écranUn téléphone posé à côté du poste
Les raccourcis clavier et les captures d'écranLe passage sur une autre application, avec capture d'écranUn second ordinateur
La navigation hors des adresses autoriséesLe copier-collerDes notes sur papier
Un second écran, seulement si la configuration l'interditLa présence d'un second écranUne personne qui dicte les réponses
Le bouton pour quitter, protégé par mot de passeUne extension de navigateur suspecte, avec capture d'écranCe qui se passe hors du champ de la webcam

Que coûte-t-il à un établissement ?

Trois postes de coût, tous à la charge de l'établissement : une installation sur chaque ordinateur, un fichier de configuration par épreuve, et le support technique le jour de l'examen.

L'installation demande des droits d'administration sur le poste. En salle, sur des ordinateurs que l'établissement maîtrise, elle se fait une fois et tient. À distance, sur l'ordinateur personnel de chaque participant, elle échoue sur une partie des postes, et pas toujours la veille : un antivirus qui bloque, une version d'OS trop ancienne, un compte sans droits. Ces cas remontent au support de l'établissement, pas à celui de l'éditeur.

Le fichier de configuration se prépare et se teste avant chaque épreuve. Une adresse mal saisie ou une règle trop stricte n'apparaît qu'au lancement, quand les participants sont déjà devant leur écran.

Quels problèmes rencontrent les établissements avec Safe Exam Browser ?

Toujours les mêmes, et ce ne sont pas des défauts du logiciel : c'est ce qu'est un navigateur verrouillé. Installer sur chaque poste, écrire une configuration juste, la tenir à jour, absorber les incidents au lancement, et vivre avec ce que le verrouillage retire au candidat.

Safe Exam Browser est gratuit, ouvert et documenté par son propre projet, et rien de ce qui suit n'est un défaut caché : c'est ce que demande, à un établissement, le fait de verrouiller le poste d'un candidat. Les mêmes points reviennent avec n'importe quel navigateur verrouillé.

Deux choses aident à lire ce tableau. La plupart de ces limites sont réglables : autoriser une calculatrice ou un dictionnaire en ligne, tolérer un second écran, laisser recharger la page, tout cela s'écrit dans le fichier de configuration, et c'est là que se déplace le travail. Mais l'accessibilité numériqueAccessibilité numériqueConception d'un service numérique de sorte qu'il soit utilisable par des personnes en situation de handicap : compatibilité avec les lecteurs d'écran, navigation entièrement au clavier, contrastes suffisants, contenus jamais exclusivement visuels ou sonores. Elle se vérifie par audit, pas par déclaration d'intention. de l'épreuve se joue alors dans ce fichier : une aide technique qui vit dans une autre application doit être prévue à l'avance, quand elle peut l'être.

Onze difficultés courantes, ce qu'elles produisent le jour de l'épreuve, et le travail qu'elles déplacent vers l'établissement.
ProblèmeCe qui se passeCe que cela demande
Installer sur chaque posteL'application s'installe machine par machine, avec des droits d'administration. Un compte restreint ou une politique de l'établissement suffit à la refuser.Un déploiement géré en salle ; à distance, une consigne d'installation et quelqu'un à joindre pour les postes qui résistent.
Les machines qui ne sont pas prévuesLe client existe pour Windows, macOS et iOS. Un Chromebook ou un poste sous Linux ne le fait pas tourner.Prêter un poste, ouvrir une salle, ou accepter une autre modalité pour les candidats concernés.
Un fichier de configuration par épreuveAdresse de départ, sites autorisés, mot de passe de sortie, droit de recharger la page : tout se décide fichier par fichier, épreuve par épreuve.Préparer et tester la configuration avant chaque session, puis la diffuser aux bonnes personnes.
Une erreur dans le fichier bloque tout le groupeUne adresse mal saisie ou une règle trop stricte n'apparaît qu'au lancement, quand les candidats sont déjà devant leur écran.Une répétition sur un poste réel, et une procédure de repli écrite avant l'épreuve.
Les clés qui doivent correspondreLe serveur d'examen vérifie deux clés calculées à partir de la configuration, la clé de configuration et la clé d'examen du navigateur. Si le fichier change d'un côté et pas de l'autre, l'accès est refusé.Régénérer, rediffuser, et vérifier que chacun lance bien la version attendue.
Les mises à jour du client et du systèmeUne version du client différente de celle attendue peut ne plus correspondre à la configuration. macOS, de son côté, demande au premier lancement des autorisations système que le candidat accorde lui-même.Annoncer la version attendue à l'avance, et laisser au candidat le temps de mettre à jour et d'autoriser.
Les logiciels que SEB refuseSelon la configuration, il refuse de démarrer ou interrompt l'épreuve quand il détecte une machine virtuelle ou un outil de partage d'écran et de prise en main à distance. Un antivirus ou un VPN d'entreprise peut de son côté empêcher l'installation ou la connexion.Une liste des logiciels à fermer, envoyée avec la convocation, et un essai avant le jour de l'épreuve.
Le mode kiosque quand l'épreuve tombe en panneTant que SEB tourne, le poste est verrouillé. Si la page se fige ou que la connexion tombe, le candidat n'a ni onglet, ni messagerie pour signaler le problème, et quitter demande le mot de passe de sortie.Un mot de passe de sortie connu des surveillants, et un canal de secours qui ne passe pas par l'ordinateur verrouillé.
Ce dont le candidat est privéCalculatrice, dictionnaire, aide à la lecture, correcteur orthographique : rien n'est disponible s'il n'a pas été autorisé dans la configuration, et un outil qui vit dans une autre application reste hors d'atteinte.Recenser les besoins, aménagements compris, avant d'écrire la configuration.
Le support au moment du lancementLes incidents ne s'étalent pas dans la journée : ils arrivent tous au moment où le groupe démarre.Des personnes joignables pendant toute la fenêtre d'ouverture, et une décision déjà prise pour le candidat qui n'arrive pas à lancer SEB.
Ce que le verrouillage ne couvre pasUn téléphone, un second ordinateur, des notes papier, une personne à côté : rien de tout cela n'entre dans le champ, quelle que soit la configuration.Une surveillance humaine, ou une détection complémentaire, à la mesure de l'enjeu.

Ces points se vérifient dans la documentation du projet, sur safeexambrowser.org, et dans celle du plugin Moodle. Aucun chiffre n'est avancé ici : nous n'en avons mesuré aucun.

Ce qu'en dit un enseignant qui l'a utilisé

Le 16 juillet 2026, dans un webinaire de l'ANSTIA, Gianluca Quercini, enseignant-chercheur à CentraleSupélec, a décrit l'outil qu'il utilisait avant Evalmee pour son contrôle continu. Safe Exam Browser en faisait partie.

Il signale d'abord l'absence de détection de fraude native dans cet outil précédent, puis indique que la solution retenue était un navigateur d'examen sécurisé, Safe Exam Browser, et qu'elle n'était « pas impeccable » : les élèves finissaient par contourner les barrières. Ce sont ses mots, sur son propre usage, à une date donnée, et non une mesure. Les deux passages sont liés ci-dessous, à la seconde près.

Cela ne dit pas que le verrouillage ne sert à rien. Cela dit autrement ce que dit aussi la documentation du projet : le verrouillage porte sur le poste, et un candidat décidé cherche ailleurs. La session complète, avec ses chapitres, se regarde depuis la page des webinaires, et l'étude de cas ci-dessous en reprend la transcription horodatée.

Comment Moodle l'utilise-t-il ?

Moodle intègre Safe Exam Browser en standard depuis sa version 3.9. Dans les réglages d'un test, l'option « Exiger l'utilisation de Safe Exam Browser » refuse toute tentative ouverte depuis un navigateur ordinaire.

Trois modes existent : configurer manuellement depuis MoodleMoodlePlateforme d'apprentissage libre, diffusée sous licence GPL et très largement déployée dans l'enseignement supérieur francophone. Son ouverture explique qu'elle serve de référence d'intégration : un outil d'évaluation qui ne s'y branche pas oblige les enseignants à tenir deux listes d'étudiants., déposer son propre fichier de configuration, ou s'en remettre à la configuration du client SEB installé sur le poste. En configuration manuelle, Moodle génère le fichier lui-même, et quelques cases décident si le participant voit un bouton pour quitter, s'il peut changer d'application, s'il peut recharger la page.

La vérification repose sur deux clés calculées à partir de la configuration, la clé de configuration et la clé d'examen du navigateur. Moodle les compare à celles que SEB lui présente à chaque requête, et sait ainsi que le navigateur qui se connecte est bien SEB, avec cette configuration précise, et non un navigateur ordinaire qui se ferait passer pour lui. Le détail de ces clés relève de la documentation de Moodle et de SEB, pas de cette page.

Un établissement dont les épreuves vivent dans Moodle peut aussi ouvrir Evalmee depuis le cours en LTI 1.3 : les inscrits se synchronisent et les notes reviennent dans le carnet, sans passer par un navigateur verrouillé. Le périmètre exact est décrit sur la page des intégrations.

Evalmee avec ou sans Safe Exam Browser

Trois chemins, et un seul demande Safe Exam Browser. Par défaut, l'épreuve se passe dans un navigateur standard. Quand l'établissement veut aller plus loin, l'application de bureau facultative pour Mac et Windows est plus simple à utiliser et à déployer qu'un navigateur verrouillé. Et Safe Exam Browser s'utilise avec Evalmee sur le plan Organisation, sur demande, avec un fichier de configuration fourni par Evalmee.

Commençons par le troisième chemin. Un établissement qui tient à Safe Exam Browser contacte l'équipe Evalmee avant l'épreuve : elle fournit le fichier de configuration à utiliser. C'est prévu sur le plan Organisation, et cela se demande au cas par cas. Dans les autres cas, l'application de bureau suffit, et elle évite le travail de déploiement que demande un navigateur verrouillé.

Sans navigateur verrouillé, Evalmee ne verrouille pas le poste : il détecte des évènements précis pendant l'épreuve, les réunit dans un rapport d'intégrité avec un score de risque, et laisse l'examinateur décider. Le plein écran est obligatoire, et le participant est averti quand il quitte l'écran d'examen. Le copier-coller et la présence d'un second écran sont détectés. Des captures d'écran sont déclenchées par quatre évènements connus : quitter la fenêtre, utiliser une autre application, quitter le plein écran, et la détection d'une extension de navigateur suspecte. Si l'établissement l'active, la webcam et le micro enregistrent toute la session. Rien de cela ne demande un navigateur verrouillé, et tout se lit sur la page surveillance et proctoring.

Le rapport d'intégrité réunit ces évènements, leur horodatage et un score de risque de fraudeFraude aux examensToute conduite visant à obtenir une note qui ne reflète pas le travail du candidat : documents non autorisés, communication avec un tiers, substitution de personne, recours non déclaré à un outil génératif. Sa qualification et ses suites relèvent du règlement de l'établissement.. Ce score n'est pas un verdict : il ne ferme aucun examen et ne signale personne à la place de l'examinateur, qui reste seul à trancher. C'est le cadre que fixe la délibération CNIL n° 2023-058 pour le proctoringProctoringTerme anglais désignant la surveillance d'un examen passé à distance, sur l'ordinateur du candidat, pour garantir que la note appartient bien à la personne inscrite. En français, le mot administratif est télésurveillance des examens. Le proctoring combine, selon le dispositif, une vérification de l'identité en début d'épreuve, une captation vidéo et audio par la webcam, un contrôle de l'écran ou des onglets ouverts, et une analyse des événements de la session. On distingue trois niveaux. Le proctoring en direct : un surveillant humain suit les candidats en temps réel et peut intervenir. Le proctoring différé : la session est enregistrée et relue après coup par un examinateur. Le proctoring automatisé : des algorithmes signalent des événements atypiques, visage absent, seconde personne, changement de fenêtre, qu'une personne doit ensuite examiner. Exemple : pour un examen de fin de module à distance, l'établissement retient une vérification de la pièce d'identité par le surveillant, un verrouillage des onglets et des signalements automatiques relus par l'enseignant, sans analyse du regard ni des émotions. En France, la CNIL a fixé le cadre par sa délibération n° 2023-058 du 8 juin 2023 : l'établissement est responsable du traitement, le dispositif doit rester proportionné à l'enjeu de l'épreuve, une alternative en présentiel doit être proposée, l'analyse automatique du comportement est à écarter et aucune décision ne peut être prise sans vérification humaine. : un dispositif proportionné à l'enjeu, des candidats informés, aucune décision automatique.

Ce chemin a un revers, qui est assumé : dans un navigateur standard, Evalmee ne peut pas empêcher un participant d'ouvrir un autre onglet. Il le voit, le date, le capture et le restitue. Un établissement qui veut interdire plutôt que constater passe par un navigateur verrouillé, et c'est la demande décrite plus haut.

L'application de bureau facultative

C'est le chemin recommandé quand un établissement veut plus qu'un navigateur ordinaire sans porter le coût de déploiement de Safe Exam Browser. L'application existe pour Mac et Windows. Elle est facultative, elle simplifie l'expérience du candidat, et l'examen reste passable sans elle, depuis un navigateur.

C'est le seul logiciel qu'Evalmee propose d'installer, et personne n'y est contraint : un participant sans droits d'administration sur son poste compose dans son navigateur avec les mêmes détections. Elle est plus simple à utiliser et à déployer que Safe Exam Browser. Le sujet, lui, n'est jamais téléchargeable à l'avance : il est chargé au moment où le participant ouvre l'épreuve.

Cette page ne décrit pas de « mode kiosque » Evalmee : le terme désigne ce que fait Safe Exam Browser sur le poste, pas une fonction d'Evalmee.

Quand un navigateur verrouillé reste justifié

En salle, sur des ordinateurs que l'établissement possède et administre, un navigateur verrouillé est un choix raisonnable : l'installation se fait une fois, le support est sur place, et la salle voit ce que le logiciel ne voit pas.

À distance, sur l'ordinateur personnel de chaque participant, l'équation change : l'installation devient le premier motif d'incident, et le verrouillage ne couvre toujours ni le téléphone, ni la seconde machine, ni la personne à côté. C'est là que la détection d'évènements, l'enregistrement facultatif de la webcam et un examinateur qui décide rendent un service que le verrouillage seul ne rend pas.

Un établissement qui impose Safe Exam Browser sur ses postes peut y faire passer une épreuve Evalmee. C'est prévu sur le plan Organisation, sur demande : contactez l'équipe Evalmee avant l'examen, elle vous fournit le fichier de configuration à utiliser.

Questions fréquentes

Oui, sur le plan Organisation et sur demande : contactez l'équipe Evalmee avant l'épreuve, elle vous fournit le fichier de configuration à utiliser. Sur les autres plans, et dans la plupart des cas, l'application de bureau facultative pour Mac et Windows suffit : elle est plus simple à utiliser et à déployer qu'un navigateur verrouillé.

Non. Par défaut, l'épreuve se passe dans un navigateur standard, avec une application de bureau facultative pour Mac et Windows. Safe Exam Browser reste possible pour un établissement qui y tient : sur le plan Organisation, sur demande, avec un fichier de configuration fourni par Evalmee.

Un navigateur verrouillé, gratuit et open source, développé et maintenu à l'ETH de Zurich, à télécharger sur safeexambrowser.org pour Windows, macOS et iOS. Il remplace le navigateur pendant l'épreuve : plein écran sans barre d'adresse, aucun changement d'application, aucun raccourci clavier, aucune capture d'écran, et seulement les adresses qu'un fichier de configuration autorise.

Il verrouille l'ordinateur, pas la pièce. Il ne voit ni un téléphone posé à côté du poste, ni un second ordinateur, ni des notes sur papier, ni la personne qui dicte les réponses. Un second écran n'est bloqué que si la configuration l'interdit expressément. Et il n'enregistre rien : après l'épreuve, il n'y a ni vidéo, ni capture, ni journal à relire.

Ceux de tout navigateur verrouillé. L'installation se fait poste par poste et demande des droits d'administration ; le client n'existe que pour Windows, macOS et iOS, donc ni Chromebook ni Linux. Un fichier de configuration se prépare pour chaque épreuve, et une erreur dedans ne se voit qu'au lancement, quand le groupe est déjà devant l'écran. Les deux clés calculées à partir de ce fichier doivent correspondre entre le poste et le serveur. Selon les réglages, SEB refuse de démarrer face à une machine virtuelle ou à un outil de partage d'écran, et un antivirus ou un VPN peut bloquer l'installation. Une fois lancé, le mode kiosque enferme le poste : si l'épreuve se fige, quitter demande le mot de passe de sortie. Le candidat n'a enfin que les outils que la configuration autorise, calculatrice et dictionnaire compris.

Le plein écran est obligatoire, et le participant est averti quand il quitte l'écran d'examen. Le copier-coller et la présence d'un second écran sont détectés. Quatre évènements déclenchent une capture d'écran : quitter la fenêtre, utiliser une autre application, quitter le plein écran, et la détection d'une extension de navigateur suspecte. Si l'établissement l'active, la webcam et le micro enregistrent toute la session. Le rapport d'intégrité réunit ces évènements, leur horodatage et un score de risque, et c'est l'examinateur qui tranche.

Moodle l'intègre en standard depuis sa version 3.9. Dans les réglages d'un test, l'option « Exiger l'utilisation de Safe Exam Browser » refuse toute tentative ouverte depuis un navigateur ordinaire. Trois modes existent : la configuration manuelle depuis Moodle, le dépôt de son propre fichier de configuration, ou la reprise de la configuration du client SEB installé sur le poste.

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